S'implanter au JaponSection 4. Gestion des ressources humaines
4.4 Rémunération

4.4.1 Principes de paiement du salaire

Le salaire doit être payé en monnaie légale, directement à l'employé, au moins une fois par mois et à date fixe. Avec le consentement de l'employé, il est possible de verser ce salaire sur un compte bancaire spécifié par l'employé après déduction des diverses cotisations sociales, impôts et autres frais.

4.4.2 Garantie de salaire minimum

Le salaire minimum est défini par région et par secteur industriel, et dans le cas où deux salaires minima correspondraient à la situation de l'employé, le plus élevé des deux est appliqué. La rémunération versée par l'employeur au salarié ne doit pas être inférieure au salaire minimum. Les salaires horaires minimum dans les principales préfectures sont les suivants (à compter du 1er octobre 2015).

Préfectures Tokyo Kanagawa Osaka Aichi Hyogo Chiba Hokkaido Miyagi Hiroshima Fukuoka
Salaire horaire minimum (yens) 958 956 909 871 844 868 810 772 818 789

4.4.3 Système salarial

Les entreprises japonaises paient généralement un salaire mensuel ainsi qu'un bonus semestriel, en été et en hiver. Les caractéristiques de ce système sont que les salaires mensuels comprennent, outre le salaire de base, diverses primes (notamment une prime de logement, des allocations familiales, une participation aux frais de transport, etc.) et que le montant payé en bonus représente une proportion relativement élevée du salaire total payé aux employés*1. La proportion importante de ces différents bonus et primes dans les salaires a pour effet de diminuer le pourcentage de la rémunération des heures supplémentaires dû au travail effectué en dehors des heures normales. Ce système permet de réduire immédiatement le coût de l'emploi en cas de récession, par exemple. Cependant bien qu'aujourd'hui de plus en plus de sociétés adoptent un système salarial annuel, ceci procure souvent peu d'avantages aux employeurs en vertu du droit japonais*2. Le ministère de la Santé, du travail et des affaires sociales publie régulièrement, en japonais et en anglais, l'Enquête statistique sur la structure salariale, qui fournit des informations statistiques sur la situation salariale au Japon.

*1:
Pour l'année fiscale 2017, le montant moyen des bonus versés par les sociétés du secteur privé représentait 4,8 mois de salaire de base (dans les secteurs administratifs et techniques, pour le personnel non cadre). (Source : Statistiques de la Fédération japonaise des entreprises (Japan Business Federation (“Keidanren”))
*2:
Peu importe que soit introduit un système salarial annuel ou que les heures supplémentaires soient rémunérées. En effet, lorsqu'une entreprise japonaise introduit un système salarial annuel, cela concerne la plupart du temps le personnel d'encadrement.

4.4.4 Système d'indemnité de départ

Au Japon, la plupart des entreprises possèdent un système d'indemnité de prime de départ. Normalement, lorsqu'un salarié quitte une entreprise, son employeur lui verse une prime de départ, en une seule fois, calculée en prenant en considération :
l'ancienneté dans l'entreprise et la raison du départ.
Elle n'est pas assujettie aux cotisations de sécurité sociale et les prélèvements fiscaux sur cette prime sont moins élevés que pour une paie ordinaire. Il est entendu que si certaines conditions sont réunies, une entreprise qui finance un fond d'indemnités de cessation d'emploi détenu par le gouvernement ou une institution financière peut faire reconnaître ces contributions financières comme des dépenses à des fins comptables.